Soudan du Sud : les violences intercommunautaires font rage, des milliers de personne en fuite

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Site de protection des civils à Pibor, dans l’État de Jonglei, Soudan du Sud. ©MSF

Après une nouvelle série de violences intercommunautaires, des milliers de personnes ont fui la région de Pibor, dans l’est du Soudan du Sud, selon l’ONG Médecins sans frontières (MSF).

Les violences inter-communautaires font actuellement rage dans l’est du Soudan du Sud, dans la région de Pibor, où des milliers de personnes ont pris la fuite, rapporte l’ONG Médecins sans frontières.

Selon MSF, les affrontements opposent depuis des mois des membres des ethnies rivales Murle et Lou Nuer, dans l’État du Jonglei, où est située Pibor. Ils ont fait plus de 200 morts en mai, dont un employé de MSF, et ont repris le 15 juin, a indiqué l’ONG dans un communiqué. «Les combats se rapprochent maintenant de la ville de Pibor, dans l’Est, et presque tous les habitants ont choisi de se réfugier dans le bush, y compris le personnel de MSF», a-t-elle souligné.

380 000 morts dans la guerre civile

Face à la situation, MSF qui a dû fermer ses centres de soins ne cache pas sa préoccupation, car l’ONG redoute une recrudescence des violences. Sans compter la saison du paludisme qui approche et le nouveau coronavirus qui se répand dans le pays. «Ce que j’ai vu est extrêmement traumatisant. J’ai vu des signes de peur et de tristesse extrême dans les yeux des gens en raison de ces violences récurrentes», a témoigné une infirmière de MSF, Regina Marko Ngachen. «Les guerriers s’en prennent au bétail, mais brûlent aussi les maisons, détruisent les propriétés et se livrent au pillage», a-t-elle ajouté.

Le Soudan du Sud est toujours en convalescente après une guerre civile qui a fait plus de 380 000 morts, opposant le président Salva Kirr et son vice-président Riek Machar pour une lutte acharnée du pouvoir. Même si un accord a été signé entre les deux hommes en 2018, des combats se poursuivent entre les forces gouvernementales et des groupes rebelles qui refusent d’enterrer la hache de guerre.

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