RDC : L’escalade des violences pourrait entraîner des déplacements massifs de populations, selon le HCR

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Par la Rédaction

Le déplacement d’une famille dans le Kasaï en 2017 (par le HCR)

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s’est alarmé vendredi d’une recrudescence de violences et de tensions dans la région du Grand Kasaï en République démocratique du Congo (RDC), affirmant que cette situation pourrait entraîner une nouvelle vague de déplacements massifs dans le pays.

Face aux violences dans le Kasai, en République démocratique du Congo (RDC), le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) tire la sonnette d’alarme. Selon l’agence onusienne, dont le porte-parole, Babar Baloch, a donné une conférence de presse vendredi, à Genève, rien que le mois dernier, plus de 24 000 personnes ont fui trois situations distinctes liées à des litiges fonciers, des affrontements pour les ressources et des confrontations entre différents groupes ethniques, autorités et milices.

Des nouveaux déplacés qui font état de meurtre, de viols et tortures

Selon le porte-parole du HCR, Babar Baloch, à ce jour, « la majorité des personnes déplacées cherchent refuge dans les zones frontalières de la région de Demba, au Kasaï central, et de la région de Mweka, au Kasaï, soulignant que « les nouveaux déplacés font état de meurtres, de viols, de tortures, de pillages et d’incendies de maisons ces dernières semaines. Des dizaines de personnes sont arrivées avec des blessures. Beaucoup d’enfants, de femmes et de personnes âgées se trouvent parmi les déplacés ».

D’après le HCR, à Katende, dans la province du Kasaï central, les affrontements entre deux communautés pour les ressources minérales et forestières se sont également multipliés tout au long du mois d’août. Ces derniers jours, l’institution affirme avoir reçu l’information de l’existence d’un conflit causé par des milices essayant de remplacer un chef traditionnel de la communauté par l’un de ses membres dans le village de Nteenda dans la province du Kasaï Central, soulignant que « cette flambée de violence a entraîné le déplacement de près de 1000 personnes ».

L’organisation onusienne assure avoir distribué du matériel à plus de 4 000 personnes, soulignant que des milliers ont également reçu des kits d’hébergement et un soutien en espèces pour acheter de la nourriture et répondre à leurs besoins les plus urgents.

En 2017, les violences dans le Kasaï avaient également provoqué des déplacements massifs de populations

Pour rappel, en 2017, la violence dans la région du Kasaï avait également causé un déplacement interne de 1,4 million de personnes au sein de la RDC. Par ailleurs, quelque 35 000 réfugiés avaient rejoint l’Angola en quête de sécurité. Le HCR ne cache pas sa préoccupation pour ces déplacés, déplorant la précarité dans laquelle vivent actuellement ces quelques 16 000 Congolais, renvoyés d’Angola en 2019, installés dans des zones presque impossibles d’accès.

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