Mali : Arrestation d’opposants, 4 morts, la crise politique s’enlise

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Par la Rédaction

Manifestation à Bamako contre le président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK), le 10 juillet. (Capture d’écran Youtube)

Au Mali, des leaders d’opposition ont été interpellés et au moins quatre personnes ont péri suite à la manifestation massive vendredi de plusieurs milliers de personnes réclamant la démission du président Ibrahima Boubacar Keita. Pour tenter de calmer la situation, le chef d’Etat a annoncé samedi la dissolution de la Cour constitutionnelle.

La situation va de mal en pis au Mali, où la crise politique s’enlise. Suite à la mobilisation vendredi contre le président Ibrahima Bubacar Keita, selon plusieurs témoins, les leaders d’opposition Issa Kaou Djim, Clément Dembélé, Choguel Maïga et Mountaga Tall, ou encore Oumara Diarra et Adama Ben Diarra, ont été interpellés lors de descentes des forces de sécurité.

La manifestation dégénère, 4 morts

Il s’agit de la troisième manifestation organisée en deux mois par le mouvement du 5 mai, une coalition d’opposants politiques, de religieux et de la société civile. A chaque mobilisation les protestataires ont réclamé le départ du chef d’Etat malien, considéré comme inapte à gérer l’insécurité dans le nord du pays, qui s’est gangrenée au centre. Les contestataires dénoncent également la détérioration de leurs conditions de vie depuis le début de l’ère IBK.

Si jusqu’à présent les mobilisations se déroulaient globalement dans le calme, celle de vendredi dernier a vite dégénéré. Quatre personnes y ont perdu la vie et des groupuscules ont érigé des barrages, incendié des pneus ou encore le siège de la télévision publique (ORTM).

Dissolution de la Cour constitutionnelle

Pour tenter d’apaiser les tensions, le président malien a annoncé samedi une dissolution de fait de la Cour constitutionnelle. Rappelons que la décision de la Cour constitutionnelle d’invalider une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril a été un des éléments déclencheur de cette mobilisation continue contre IBK. « Cette dissolution de fait de la Cour va nous conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que, rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions aux contentieux issus des élections législatives », a déclaré Ibrahim Boubacar Keita dans une allocution à la télévision publique.

Pas sûr que cette décision puisse apaiser les tensions dans un Mali miné par une crise profonde, où les protestataires ne décolèrent pas…

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