Mali : Après deux jours de vives tensions et plusieurs morts, l’imam Dicko appelle au calme

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Par la Rédaction

Un manifestant tenant une pancarte contre le président malien IBK lors de la manifestation de vendredi, 10 juillet, à Bamako (Capture d’écran)

Après deux jours de vives tensions contre le pouvoir, qui ont fait au moins quatre morts, l’influent imam Mahmoud Dicko, considéré comme le leader de la contestation au Mali contre le président Ibrahim Boubacar Keita, a appelé au calme ses partisans, ce dimanche, dans une vidéo diffusée par son entourage sur les réseaux sociaux.

La crise politique s’enlise au Mali. Mais l’imam Mahmoud Dicko, leader de la coalition protestant contre le président malien Ibrahima Boubacar Keita (IBK) a appelé ses partisans au calme et à la retenue ce dimanche, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Depuis vendredi, où une massive manifestation a eu lieu à Bamako pour réclamer le départ du chef d’Etat, le pays est sous tension. Au moins quatre personnes ont été tuées dans des heurts avec les forces de sécurité et plusieurs leaders de l’opposition ont été interpellés suite à cette journée de mobilisation qui a réuni plusieurs milliers de personnes dans la capitale malienne.

« Ne provoquez personne. Ne vous attaquez à personne »

Face à la situation, l’imam Dicko a tenté de calmer les esprits : «Ne provoquez personne. Ne vous attaquez à personne. Je parlerai cet après-midi et cela sera diffusé à la télévision. Avant cela, ne mettez pas le feu aux stations essence ni à cet arrondissement. Du calme, s’il-vous-plaît! Du calme ! Du calme !», a-t-il déclaré dans cette vidéo tournée dans la mosquée où il prêche.

Depuis deux mois, le mouvement du 5 juin, composé d’opposants politiques, de religieux et de la société civile, dont l’imam Dicko est considéré comme le leader, a organisé trois manifestations dans la capitale malienne contre IBK, jugé désormais inapte à diriger le Mali et à assurer sa sécurité, notamment dans le nord miné par des attaques terroristes régulières, qui ont gangrené le centre également.

Un chef d’Etat de plus en plus fragilisé…

Si jusqu’à présent les manifestations se sont toujours déroulées globalement dans le calme, vendredi dernier elles ont dégénéré, entraînant des affrontements dans la journée de samedi et dans la nuit entre Bamakois et forces de sécurité. Alors qu’un responsable des urgences d’un grand hôpital de Bamako fait état de quatre morts, dont deux mineurs, de son côté, le camp de l’imam Dicko évoque un bilan beaucoup plus lourd.

Une situation qui fragilise un peu plus le chef d’Etat malien, qui semble depuis le début de cette crise faire la sourde oreille face aux revendications des protestataires et peine à mettre un terme à la grogne qui mine le pays chaque jour un peu plus…

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