l'Afrique du 21ème siècle

Le coronavirus ne dissuade pas les migrants de venir en Europe

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Par la rédaction

Malgré l’épidémie de  Coronavirus qui sévit dans de nombreux pays d’Europe, ces derniers jours 150 personnes sont arrivées sur l’île italienne de Lampedusa et 450 autres ont été interceptées et renvoyées en Libye, selon l’organisation internationale des migrations (OIM).

Malgré l’épidémie de coronavirus, les migrants, à la recherche de meilleures conditions de vie, continuent de rejoindre l’Europe. Alors qu’au 16 mars, le virus a fait au moins 2 300 morts dans le vieux continent, et que la plupart des pays européens ont fermé leurs frontières, au moins 150 migrants ont débarqué sur l’île italienne de Lampedusa le weekend dernier avant d’être placé en quarantaine pour 14 jours. Selon l’organisation internationale des migrations (OIM), 450 autres ont été interceptées puis renvoyées en Libye par les gardes côtes libyens.

Des détentions inhumaines en Libye

A Malte, les autorités affirment avoir secouru, samedi 14 mars, 112 migrants qui fuyaient la Libye. De nombreuses organisations internationales de défenses des droits de l’Homme et des migrants dénoncent régulièrement les conditions inhumaines que vivent en Libye de nombreux exilés qui tentent de rejoindre l’Europe. Elles sont pour la plupart détenues par des groupes armés dans des prisons, où on les prive d’eau et de nourriture.

Des femmes victimes de viol

Leurs geôliers n’hésitent pas à recourir également à la torture pour leur soutirer de l’argent et commettent régulièrement des viols contre les femmes. Selon l’ONG de défense des droits de l’Homme Amnesty international, « les trafiquants détiennent les réfugiés et les migrants pour extorquer à leur famille une rançon. Ils les gardent dans des conditions épouvantables, les privent de nourriture et d’eau et les frappent, les menacent et les insultent en permanence. Régulièrement battus, les personnes qui ne peuvent pas payer, doivent travailler de façon forcée pour rembourser la dette aux trafiquants ». Cette jeune érythréenne de 21 ans, qui a été témoin d’un viol, s’est confiée à l’ONG : « Il y avait une fille dont sa famille ne pouvait pas encore verser de l’argent aux trafiquants. Ils l’ont emmenée, et elle a été violée par cinq hommes libyens. Ils l’ont ramenée plus tard dans la nuit. Personne ne s’est opposé. Tout le monde était effrayé ».

Malgré des conditions de détention en Libye bafouant les droits des exilés, il n’est pas rare qu’ils soient renvoyés dans ce pays lorsque leurs embarcations sont interceptés avant d’arriver sur les côtes européennes par des gardes côtes, dénoncent de nombreuses ONG, qui appellent l’Union européenne à mettre un terme à cette situation.

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