l'Afrique du 21ème siècle

Le Bénin a enregistré une hausse de la production rizicole en 2021

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Par Amadou Bâ

Production de riz au Bénin

S’il a perdu sa place de premier pays producteur du coton en Afrique au profit du Mali, le Bénin a connu une hausse de la production rizicole en 2021. Cela a été expliqué lors du dernier passage du ministre béninois chargé de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, à la télévision nationale. Ainsi, le gouvernement aurait fait des efforts considérables pour réduire le prix des engrais et des pesticides agricoles.

La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. En effet, le ministre béninois de l’Agriculture Gaston Dossouhoui, a annoncé la hausse de la production rizicole en 2021. « En 2015, nous étions à 214 000 tonnes. Aujourd’hui, nous sommes à 531 000 tonnes à la dernière campagne. Il y a un an, nous étions à 411 000 tonnes », a-t-il déclaré parlant de la production du riz au Bénin au fil des ans.

« Même avec les fluctuations du Covid-19 et autres qui ont influencé la production céréalière et quelques poches de sécheresse, nous sommes restés autour de 1 700 000, 1 600 000 tonnes de céréales produites sur les 3 et 4 dernières années », a fait savoir le ministre béninois de l’Agriculture, qui semble satisfait de la production céréalière dans son pays. Les mesures du gouvernement visent à réduire le prix des engrais et des pesticides agricoles et cela tombe à point nommé car la demande de céréales en Afrique de l’Ouest est actuellement élevée.

« Dans la sous-région ouest-africaine nous avons un déficit céréalier de plus de 9 500 000 tonnes. Et le seul pays voisin, le Nigeria, a un déficit de 4,5 millions de tonnes. Le Niger a un déficit de moins de 40% de ses besoins. Ce sont des marchés ouverts, des opportunités pour nous. Et c’est pour cela que nous devons veiller à ce que ces intrants-là puissent aller vers les cultures vivrières », a également indiqué Gaston Dossouhoui, qui s’engage pour une hausse de la production, afin de répondre à la demande du marché.

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