Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante : L’évènement qui célèbre l’Afrique et ses valeurs

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Par AP21

Une femme soninke lors du Festival Soninke (FISO), Sénégal 2018

Fondée par l’acteur culturel John Dossavi, d’origine togolaise, qui vit entre le Togo et la France, la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante, reconnue par l’ONU ainsi que l’UNESCO, est célébrée tous les 24 janvier. Cette année, en raison de la crise sanitaire, l’évènement, qui a pour but de rendre hommage à l’Afrique et de célèbrer sa richesse culturelle, se tiendra en ligne, à partir de la capitale marocaine Rabat.

Après des années de travail et de combats acharnés, ce projet qu’il portait depuis ses 30 ans, s’est enfin concrétisé. L’acteur culturel John Dossavi, fondateur de l’ONG Rapec, qui œuvre dans le cadre du rôle de la culture comme vecteur de développement de l’Afrique, est à l’initiative de la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante. L’évènement, qui se tient tous les 24 janvier de l’année, est désormais reconnu et parrainé par l’UNESCO. Cette année, en raison des mesures sanitaires dues au coronavirus, il aura lieu en ligne, à partir de la capitale marocaine Rabat, où de nombreux panélistes aborderont divers thèmes autour de la culturelle africaine et de sa diversité.

« Il y a 30 ans, j’étais un jeune garçon dans une banlieue lointaine, qui rêvait que l’Afrique ait une journée qui lui soit dédiée »

Le rêve de John Dossavi de dédier une journée à la culture de son continent est donc devenu réalité. « Il y a 30 ans, j’étais un jeune garçon dans une banlieue lointaine, qui rêvait que l’Afrique ait une journée qui lui soit dédiée, comme la Chine qui célèbre tous les ans le nouvel an. Je n’avais pas imaginé que c’est moi qui allais porter ce projet, qui est devenu une véritable mission que je devais accomplir », explique à AP21 John. Aujourd’hui, il souhaite tout simplement que demain tous adoptent cette journée car « elle appartient à toute l’humanité ».

Un travail de longue haleine

Faire reconnaître cette journée sur le plan international n’a pas été de tout repos. « Nous avons procédé par étape pour que notre projet puisse se concrétiser, en organisant un premier Forum d’investigation à l’UNESCO, à Paris, pour sensibiliser la Diaspora sur l’importance d’une journée internationale culturelle dédiée à l’Afrique », explique John. « Nous avons ensuite organisé un deuxième Forum, au Bénin, à Cotonou, où de nombreux chefs traditionnels africains, garants et protecteurs du patrimoine culturel africain, ont participé afin de prendre connaissance de ce projet », poursuit-il. Le responsable et son équipe ont également organisé un troisième Forum en Afrique du nord pour l’intégration de l’Afrique du nord dans le projet.

« Réfléchir ensemble sur le futur de l’Afrique »

Selon John, si la date du 24 janvier a été choisie c’est en raison des valeurs que défendent la charte de la renaissance culturelle africaine adoptée le 24 janvier 2006 par les chefs d’Etats et les gouvernement. « Tout y était pour donner espoir à tout un peuple et tout un continent et c’est pour cela que nous avons choisi le 24 janvier pour rendre justement hommage à la culture africaine et afro-descendante ».

Selon lui, cette journée est aussi un moyen de convier tout le monde à réfléchir ensemble sur le futur de l’Afrique. « L’Afrique peut beaucoup gagner à travers cette journée car à travers cette date on peut aussi créer une synergie économique entre les africains et les afro-descendants, dont tout le monde profitera », conclut John.

Pour aller plus loin et suivre la journée en ligne :

www.Rapec.org

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