Crise politique au Mali : 11 morts depuis vendredi !

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Par la Rédaction

Manifestants réunis à Bamako contre le président malien Ibrahima Boubacar Keita (Juin 2020)

Selon un responsable des urgences d’un grand hôpital de la capitale, s’exprimant sous couvert d’anonymat, au moins 11 personnes ont péri dans les tensions politiques qui secouent le Mali depuis vendredi dernier, où des milliers de manifestants se sont rassemblés à Bamako pour réclamer le départ du chef d’Etat.

Ce n’est pas quatre mais 11 personnes qui ont péri dans les tensions qui minent le Mali depuis vendredi dernier, selon un responsable des urgences d’un grand hôpital de la capitale. Un précédent bilan faisant état de quatre morts a été dès le départ contesté par la coalition du 5 juin, regroupant des opposants politiques, des religieux mais aussi la société civile. C’est cette dernière qui dirige la contestation contre le chef d’Etat Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

La Cour constitutionnelle dissoute pour calmer les tensions

Depuis deux mois, le mouvement du 5 juin a organisé trois manifestations à Bamako, regroupant à chaque fois des milliers de personnes réclamant le départ du président malien, jugé désormais inapte à diriger le pays et à mettre un terme à l’insécurité qui sévit dans le nord.

De plus en plus fragilisé par cette crise politique qui s’enlise, le chef d’Etat malien a annoncé samedi la dissolution de la Cour constitutionnelle pour tenter d’apaiser les tensions. La décision de la Cour constitutionnelle d’invalider une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril a été un des éléments déclencheur de cette mobilisation continue contre IBK. « Cette dissolution de fait de la Cour va nous conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que, rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions aux contentieux issus des élections législatives », a déclaré Ibrahim Boubacar Keita dans une allocution à la télévision publique.

Reste à voir si cet acte apaisera la colère des protestataires qui comptent bien aller jusqu’au bout de leurs revendications.

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