Crise au Mali : Une nouvelle manifestation contre IBK prévue mardi

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Manifestation du mouvement du 5 juin, à Bamako. (Capture d’écran)

Par la Rédaction

Malgré la nomination des neuf membres de la Cour constitutionnelle vendredi au Mali, une nouvelle manifestation est prévue mardi contre le chef d’Etat Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

La situation ne s’arrange guère au Mali. Selon le décret présidentiel, les neuf membres de la Cour constitutionnelle ont été nommés vendredi, conformément aux recommandations de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fin juillet pour sortir le pays de la crise politique. Un acte qui n’a pas suffit aux protestataires du mouvement du 5 juin (M5), qui regroupe des religieux, des opposants politiques et la société civile, qui a annoncé vendredi une nouvelle manifestation mardi contre le président Ibrahim Boubacar Keita. Cette fois-ci la protesation n’aura pas lieu qu’à Bamako mais aussi dans les capitales régionales, selon Choguel Maïga, président du comité stratégique du M5.

La Cour constitutionnelle à l’origine de la discorde

Pour rappel, la Cour constitutionnelle est considérée comme l’un des éléments qui a déclenché la crise politique actuelle, après qu’elle ait invalidée fin avril une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Ibrahim Boubacar Keïta. C’est à cette date que le mouvement du 5 juin s’est constitué et a débuté les manifestations à Bamako pour réclamer le départ du chef d’Etat malien, jugé désormais inapte à gérer le pays et à résoudre les problèmes sécuritaires qui mine le Mali.

Une Cedeao impuissante face à la crise malienne

De son côté, la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), qui tente de résoudre la crise malgré deux visites à Bamako, a échoué. Fin juillet, elle avait recommandé que la trentaine de députés, dont l’élection avait été invalidée par la Cour constitutionnelle, démissionnent, et que soient nommés de nouveaux juges à la Cour, sans succès. Ces députés en question ont refusé de démissionner.

Face aux échecs de la Cedeao au Mali, de nombreux observateurs du continent ont de nouveau pointé du doigt l’inefficacité de l’organisation régionale qui pèse finalement bien peu dans ce genre de situation et a toujours peiné à résoudre les crises politiques de ses pays membres.

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