Covid-19 ou cauchemar au pays des Hommes intègres !

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Par Aoua Soma

Le Burkina Faso tout comme plusieurs pays d’Afrique ne s’était jamais imaginé se réveiller avec cette pandémie sanitaire en plus de devoir faire face aux attaques terroristes : l’arrivée de la fameuse maladie du Covid-19 sur le sol burkinabè. A ce jour le pays compte 64 cas confirmés, dont trois décès.

A Ouagadougou,

Au début, le Burkina Faso, qui avait très peu de cas de Covid-19 déclarés, pouvait dormir sur ses lauriers. La maladie s’est déclarée, en effet, dans le pays pour la première fois à travers un couple burkinabè revenu de France, dont la femme aurait été la première à avoir contracté le virus avant d’infecter son conjoint. Depuis le virus s’est largement propagé dans le pays, faisant trois morts, dont la députée Rose Marie Compaoré. A ce jour, 24 nouveaux cas ont été enregistrés au 20 mars, remmenant le nombre de cas confirmés à 64 au total, dont quatre ministres contaminés

La psychose gagne du terrain…

Dès l’annonce de la pandémie, de nombreux burkinabè ont accouru dans les grandes pharmacies des villes à la recherche de gel hydrogénique et de masques de protection. En moins de 72h, toutes les pharmacies étaient en rupture de stock. La psychose a rapidement commencé à s’emparer de la population, incitant le ministère de la Santé à la rassurer et le gouvernement pour sa part à convoquer tous les leaders religieux et coutumiers, en leur donnant les directives à faire observer. Désormais dans tous les lieux de culte, les fidèles sont tenus de respecter les prescriptions ordonnées par les autorités. A savoir, de ne pas officier les communions, de se laver les mains avant toute pénétration à l’intérieur des lieux de culte, sans compter l’interdiction des salutations d’usage à la main.

A ce jour, la télévision nationale burkinabè diffuse régulièrement, dans les différentes langues du pays, des messages de prévention, incitant la population à la prudence et à respecter les mesures de préventions. Dès vendredi soir, les autorités ont également décrété la fermeture des frontières terrestres et aériennes, et l’instauration d’un couvre-feu, prenant effet à compter de ce 21 mars.  Des mesures pointées du doigt sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes se sont également plaints de la décision des autorités de fermer les établissements scolaires et d’interdire les manifestations et rassemblements publics et privés.

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