Coup d’Etat au Mali : La junte dément vouloir rester trois ans au pouvoir et appelle la population à lui faire confiance

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Par la Rédaction

Le porte-parole de la junte Ismaël Wagué lors d’une conférence de presse

Plusieurs médias internationaux, dont RFI ou encore Jeune Afrique, ont affirmé que la junte qui a mené le coup d’Etat contre le président malien Ibrahim Boubacar Keita souhaite rester trois ans au pouvoir pour mener la transition politique du pays. Des informations que le porte-parole des putschistes, Ismaël Wagué, a démenti lors d’une conférence de presse à Bamako.

Les tractations se poursuivent au Mali depuis le coup d’Etat mené contre Ibrahim Boubacar Keita par la junte. Alors que plusieurs médias internationaux tels que RFI, Jeune Afrique, l’Express ont annoncé qu’elle a affirmé vouloir rester trois ans au pouvoir pour mener la transition et mener un gouvernement composé que de militaires, le porte-parole des putschistes, Ismaël Wagué, a démenti toutes ces informations, lors d’une conférence de presse à Bamako. Il a également souligné que pour le moment rien n’avait été décidé et que les négociations étaient toujours en cours.

« Aucune décision concernant la transition ne se fera sans les Maliens »

La junte qui s’est voulu rassurante, à travers son porte-parole Ismaël Wagué, a assuré qu’ « aucune décision concernant la transition ne se fera sans les Maliens » et a appelé la population à lui faire confiance. La situation est toujours incertaine au Mali depuis le renversement d’Ibrahim Boubacar Keita par des militaires, qui avaient d’abord pris le contrôle du camp de Kati, près de Bamako. Le dirigeant malien, arrêté par les mutins avec son Premier ministre Boubou Cissé, n’a pas eu d’autres choix que de démissionner.

De nombreuses questions restent toujours en suspens concernant l’avenir du pays et la manière dont la transition sera menée pour tenter de le sortir de l’impasse. Avant d’être renversé, Ibrahim Boubacar Keita avait été vivement contesté depuis juin dernier à travers notamment des manifestations à Bamako, où des milliers de Maliens appelaient à sa démission, estimant qu’il n’était plus plus apte à diriger le Mali, dont la situation sécuritaire ne s’arrange guère dans le nord et a même gangrené le sud.

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