Colonisation : Le roi belge Philippe présente ses excuses à la RDC

Share on facebook
Share on whatsapp
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email

Par la Rédaction

Une photo d’illustration de l’indépendance de la RDC (Capture d’écran des images de l’époque)

A l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo(RDC), le roi belge Philippe a présenté dans une lettre ses excuses au chef d’Etat congolais pour les crimes commis par la Belgique dans ce pays durant la colonisation.

La Belgique fait son méa culpa pour les crimes commis durant la colonisation. Dans une lettre adressée au président congolais Félix Tshisekedi, le roi belge Philippe a présenté, ce mardi 30 juin, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, «ses plus profonds regrets pour les blessures» infligées lors de la période coloniale belge en République démocratique du Congo (RDC), à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance du pays.

« Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé »

«Je tiens à exprimer mes plus profonds regrets pour ces blessures du passé dont la douleur est aujourd’hui ravivée par les discriminations encore présentes dans nos sociétés», a écrit le roi Philippe. «À l’époque de l’État indépendant du Congo (quand ce territoire africain était la propriété de l’ex roi Léopold II), des actes de violence et de cruauté ont été commis, qui pèsent encore sur notre mémoire collective», a admis le monarque, soulignant que « la période coloniale qui a suivi (celle du Congo belge de 1908 à 1960) a également causé des souffrances et des humiliations ».

La mort de l’Afro-américain George Floyd, assassiné à Minneapolis, le 25 mai, par un policier blanc, a ravivé les débats sur les crimes commis par le roi belge Léopold II durant la colonisation en RDC. Le roi belge est accusé à ce jour d’avoir tué des millions de congolais.

De son côté, le roi Philippe s’est engagé à «combattre toutes les formes de racisme», encourageant la « réflexion qui est entamée par notre parlement afin que notre mémoire soit définitivement pacifiée ».

LES PLUS LUS