l'Afrique du 21ème siècle

« C’est quand même une grande tristesse qu’en 2021 l’économie de l’Afrique se discute encore à Paris »

Share on facebook
Share on whatsapp
Share on linkedin
Share on twitter
Share on email

Par Antoine Caburet

Le président français Emmanuel Macron lors du sommet sur le financement des économies africaines, le 18 mai 2021, à Paris

Le sommet sur le financement des économies africaines s’est tenu à Paris, mardi 18 mai 2021, dans l’optique d’échanger sur les perspectives de la relance économique du continent africain, qui a connu, en 2020, sa première récession depuis 25 ans. Un évènement critiqué par des observateurs africains, estimant qu’il aurait dû être organisé sur le continent et non dans la capitale française.

Le sommet sur les économies africaines a fait couler beaucoup d’encre. Aussi bien en France que sur le continent. De nombreux dirigeants du continent étaient présents à cette rencontre qui s’est achevée par une conférence de presse conjointe, à laquelle ont pris part le président français Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo (RDC) par ailleurs à la tête de l’Union Africaine (UA).

Selon le FMI, l’Afrique subsaharienne aura besoin de 350 millions d’euros d’ici 2025

Le but de cette rencontre à Paris, présidée par le chef de l’Etat français, était d’envisager des solutions afin d’aider financièrement l’Afrique. En effet, à cause de la crise sanitaire du Coronavirus, le continent est affaibli et devrait enregistrer une croissance plus faible que les pays développés, au cours des trois prochaines années. « Les finances publiques des États africains sont dans une situation critique, explique l’Élysée dans un communiqué. Les aides d’urgence du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale ont bien fonctionné, mais il faut aller beaucoup plus loin. »

Selon le FMI, l’Afrique subsaharienne aura besoin de 350 millions d’euros, d’ici 2025, pour espérer sortir de la crise liée à la pandémie du Covid-19.

Des observateurs africains critiques

Toutefois, ce sommet suscite des interrogations. Certains observateurs ne voient pas la logique de tenir un tel évènement sur l’Afrique à Paris. C’est le cas d’Abdou Kadhre Lô, fin observateur de la politique africaine, qui fustige: « C’est quand même une grande tristesse qu’en 2021 l’économie de l’Afrique se discute encore à Paris. Beaucoup de pays africains auraient pu décemment abriter un tel sommet ».

Des critiquent qui révèlent le sentiment anti-français qui grandit sur le continent, où de nombreuses voix s’élèvent régulièrement sur la présence économique ou encore militaire de la France dans divers pays africains.

LES PLUS LUS