Burkina : 1650 civils et militaires tués en cinq ans dans les attaques terroristes

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Par la Rédaction


Des réfugiés peuls à Barsologho, le 15 janvier 2019. (Crédit photo. Lamine Traoré)*

Plus de 1650 civils et militaires ont été tués en cinq ans dans des attaques terroristes, selon le rapport de l’Observatoire pour la démocratie et les droits de l’homme (ODDH), intitulé «Burkina Faso. Risque d’un nouveau Rwanda?».

Le «Burkina Faso risque-t-il de devenir le nouveau Rwanda? C’est la question que pose l’Observatoire pour la démocratie et les droits de l’homme (ODDH) dans son nouveau rapport. D’après l’ODDH, en cinq ans, plus de 1 650 civils et militaires burkinabè ont péri dans des attaques terroristes régulièrement perpétrées au Burkina Faso, sur l’ensemble du territoire.

Selon l’ODDH, « entre avril 2015 et mai 2020, les groupes terroristes ont mené au moins 580 attaques ciblant surtout l’armée, des commissariats de police, des milices avec lesquelles l’Etat coopère, des écoles, des mairies. De nombreux autres incidents ont été rapportés dans les médias et sur les réseaux sociaux, ce qui laisse supposer que le nombre total d’attaques commises pendant cette période est vraisemblablement bien plus élevé ».

« Des 580 attaques terroristes, au moins 221 attaques ont été menées contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) »

L’ONG précise également que « des 580 attaques terroristes, au moins 221 attaques ont été menées contre les Forces de défense et de sécurité (FDS), tuant 436 éléments de ces forces, et blessant 310 autres. Au moins 359 attaques terroristes ont été dirigées contre des cibles civiles, causant la mort de 1219 civils dont 595 personnes, par assassinat ciblé et blessant au moins 349 autres citoyens » Un bilan établi à partir de plusieurs sources, dont le gouvernement burkinabè, les médias et les ONG et concerne les attaques commises «entre le 4 avril 2015 et le 31 mai 2020» par les groupes armés.

Les soldats burkinabè également mis en cause

Toutefois, dans ce rapport, les forces de sécurité burkinabè sont également pointées du doigt et accusées de la mort de 588 civils, dont la majorité seraient peuls, entre le 4 avril 2015 et le 31 mai 2020. Les amalgames entre des membres de cette communauté et les groupes terroristes qui sévissent dans le pays ne sont en effet pas rares, compliquant davantage la situation.

Après son voisin le Mali, le Burkina Faso a également sombré face au terrorisme. Le pays est depuis 2015 frappé de plein fouet par des attaques armés régulières et jusqu’à présent les autorités peinent à y mettre un terme, provoquant la grogne de la population.

D’après l’ONU, ces attaques ont provoqué le déplacement dans le pays de 600 000 personnes, mettant en péril leur futur et celui des plus jeunes…

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