Angola : le fils de l’ancien président Dos santos condamné à cinq ans de prison pour avoir détourné 1,5 milliards de dollars

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Par la Rédaction

José Filomeno Dos Santos (Capture d’écran)

Dans le cadre de ses activités en tant que dirigeant d’un fonds souverain angolais entre 2013 et 2018, José Filomeno dos Santos, le fils de l’ancien président Angolais José Eduardo Dos Santos, a été condamné ce vendredi à cinq ans de prison pour fraude.

La justice angolaise continue ses poursuites contre les proches de l’ancien président José Eduardo Dos Santos. Après sa fille Isabel Dos Santos qui en a aussi fait les frais, c’est au tour de son fils José Filomeno dos Santos d’être poursuivi par la justice de son pays. Il a été condamné ce vendredi à cinq ans de prison, dans le cadre de ses activités en tant que dirigeant d’un fonds souverain angolais entre 2013 et 2018.

José Filomeno et trois autres prévenus, dont l’ex-patron de la Banque centrale Valter Filipe da Silva, considérés comme étant ses complices, sont accusés d’avoir transféré illégalement 500 millions de dollars de la Banque centrale vers le compte londonien d’une agence du Crédit suisse, dans le cadre d’une fraude qui leur aurait permis, selon le parquet général, de détourner jusqu’à 1,5 milliard de dollars. Toutefois, les quatre accusés qui ont toujours clamé leur innocence ont été acquittés du chef de blanchiment d’argent.

Les proches de l’ex-président visés par un programme de lutte contre la corruption

Ce n’est pas la première affaire judiciaire concernant les enfants Dos Santos. Soupçonnée de détournement de fonds, à hauteur de 5 milliards de dollars par les autorités, Isabel Dos Santos, présentée comme étant la femme la plus riche du continent, a vu ses comptes bancaires gelés en Angola mais aussi au Portugal. Elle a également été évincée en novembre 2017 du poste de PDG de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol.

Une éviction entraînée par l’arrivée au pouvoir de Joao Lourenço, sucesseur de l’ancien dirigeant angolais après 38 ans de règne sans partage. Mettant en oeuvre un programme de lutte contre la corruption, il a écarté tous les proches de l’ex-chef d’Etat des institutions, notamment sécuritaires du pays, et des entreprises publiques.

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